Le Palais des Congrès et l’Université de Lomé ont accueilli, du 9 au 12 mars 2026, la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) autour du thème « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ». Plus de 1 000 scientifiques venus de quinze pays de l’espace CAMES et de partenaires internationaux, dont l’Allemagne, la France, le Canada, le Nigéria et l’Éthiopie, participent à cette rencontre.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, représentant le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, en présence de la présidente en exercice du Conseil des ministres du CAMES, Dre Diaka Sidibé, du secrétaire général du CAMES, Souleymane Konaté, et des principales autorités universitaires du Togo.

La gouverneure du Grand Lomé, Kassah-Traoré, a souligné l’importance diplomatique et stratégique de cet événement et rappelé la volonté du Togo de faire de la connaissance un levier de transformation structurelle et de rayonnement international. Le professeur Essohanam Boko, président du Comité technique d’organisation, a salué la mobilisation de la communauté scientifique autour d’une vision partagée : une science qui unit, innove et transforme durablement les sociétés.

Le secrétaire général du CAMES a rappelé le rôle historique du Togo dans la création de l’institution, évoquant la signature, en 1972, de la convention portant statut du CAMES et de la convention sur l’équivalence des diplômes d’enseignement supérieur au Palais des Congrès. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les politiques de recherche et les investissements, alors que l’Afrique représente 18 % de la population mondiale mais seulement 2 % de la production scientifique mondiale.

Dre Diaka Sidibé a souligné que la recherche scientifique constitue un instrument stratégique pour transformer les économies africaines et relever les défis majeurs du continent, notamment le changement climatique, la sécurité alimentaire, la transition énergétique et la transformation numérique.

Le ministre Mama Omorou a rappelé le rôle historique du Togo dans la consolidation du CAMES et insisté sur l’importance de construire une souveraineté intellectuelle africaine. Durant ces assises, chercheurs, universitaires et décideurs publics échangent sur le renforcement de l’impact de la recherche dans les politiques de développement et sur la coopération académique entre les États membres du CAMES.

Pour l’Université de Lomé, l’accueil de cette rencontre majeure permet de renforcer sa visibilité académique et de réaffirmer son engagement pour la production et la valorisation du savoir au service du développement du continent africain.