Le secteur de la santé apparaît comme l’un des plus préoccupants dans le projet de société. Le document décrit un système sanitaire marqué par une forte mortalité maternelle et infantile, la persistance des maladies infectieuses et une montée des pathologies non transmissibles.

Le diagnostic met en évidence des insuffisances structurelles. Le pays fait face à un manque d’équipements médicaux, notamment de scanners, et à une faible prise en charge de certaines pathologies lourdes comme l’insuffisance rénale. La coordination entre les acteurs du secteur, publics comme privés, reste limitée.

Le projet pointe aussi un déficit de personnel qualifié, une mauvaise répartition des agents de santé sur le territoire et un plateau technique jugé insuffisant. À cela s’ajoute une faible couverture en assurance maladie, qui limite l’accès aux soins pour les populations vulnérables.

Pour y répondre, Paul Hounkpe propose la mise en place d’un système de santé plus inclusif. L’objectif affiché est de garantir un accès équitable aux soins à l’ensemble de la population.

Les mesures incluent la prise en charge des patients dialysés, le renforcement de la lutte contre les maladies prioritaires comme le paludisme et le VIH, ainsi que l’amélioration des conditions de travail du personnel de santé.

Le projet prévoit également le développement des ressources humaines, la formation de spécialistes et la promotion des partenariats entre structures publiques et privées. Il ambitionne enfin de réduire significativement la mortalité maternelle et infantile.