Le Rwanda rejette les accusations portées par la République démocratique du Congo après un incident survenu dans un hôtel à Washington. Dans un communiqué, l’ambassade rwandaise aux États-Unis dénonce une présentation déformée des faits et parle de déclarations infondées.

Selon Kigali, l’incident reste mineur et a été rapidement maîtrisé. Il s’est produit dans un espace commun de l’établissement où séjournait notamment Denise Nyakeru Tshisekedi. Un agent non armé de la sécurité d’un responsable rwandais aurait croisé, de manière fortuite, des éléments de la sécurité congolaise. Ces derniers l’auraient brièvement empêché d’accéder à un ascenseur. L’ambassade rwandaise évoque un comportement inapproprié, tout en assurant qu’aucune escalade n’a été enregistrée.

Pour éviter toute tension, la délégation rwandaise affirme avoir quitté l’hôtel pour s’installer ailleurs. Elle soutient également que ses membres ont été pris à partie et filmés par des individus non identifiés au moment de leur départ, tout en indiquant avoir privilégié la retenue.

De son côté, la RDC présente une lecture différente des faits. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, affirme que des individus ont tenté de s’introduire dans l’hôtel où résidait la Première dame, présente à Washington dans le cadre d’un sommet initié par Melania Trump. Il assure que la situation est sous contrôle et que des échanges sont en cours avec les autorités américaines.

Kinshasa évoque par ailleurs une stratégie de désinformation imputée au Rwanda et indique que des enquêtes permettront d’établir les responsabilités. Kigali, de son côté, maintient sa position et appelle à rejeter ce qu’il considère comme des accusations sans fondement.