Le gouvernement burkinabè veut réduire sa dépendance aux importations dans le secteur hydraulique. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a annoncé la création de la Société industrielle burkinabè de matériels hydrauliques (SOCIMAH), une entreprise chargée de fabriquer localement des compteurs d’eau intelligents et divers équipements destinés au secteur de l’eau.

Cette nouvelle société d’économie mixte, à majorité publique, naît dans un contexte marqué par une forte augmentation des besoins liés à l’extension des réseaux d’approvisionnement en eau potable à travers le pays.

Selon les autorités, le Burkina Faso dépend encore largement des importations pour l’acquisition des compteurs d’eau, équipements hydrauliques et matériels de maintenance. À lui seul, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) utilise plus de 130 000 compteurs d’eau chaque année.

Dotée d’un capital social d’un milliard de francs CFA, la SOCIMAH sera détenue à 70 % par l’État et à 30 % par des investisseurs privés. L’entreprise aura notamment pour mission de produire et assembler des compteurs d’eau intelligents à prépaiement ainsi que d’autres équipements hydrauliques.

Au-delà de la satisfaction des besoins nationaux, le gouvernement mise également sur ce projet industriel pour favoriser le transfert de technologies, développer des compétences locales et créer de nouveaux emplois qualifiés.

À travers cette initiative, Ouagadougou cherche à renforcer sa souveraineté industrielle tout en limitant l’impact des fluctuations des marchés internationaux sur le secteur stratégique de l’eau.