Le Burkina Faso a présenté, le vendredi 10 juillet à New York, son troisième Rapport national volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). À cette occasion, les autorités burkinabè ont défendu une approche axée sur la souveraineté nationale, la résilience face aux crises et un renforcement de la coopération internationale.

Présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, le rapport dresse le bilan des actions menées entre 2016 et 2025. Malgré un environnement marqué par l’insécurité, les effets du changement climatique, la pandémie de Covid-19 et la diminution des financements extérieurs, le gouvernement affirme que le pays a enregistré une croissance économique moyenne de 4,8 % au cours de cette période.

Le document met en avant plusieurs indicateurs jugés encourageants. La production céréalière a atteint 7,15 millions de tonnes en 2025, un volume présenté comme supérieur aux besoins nationaux. Les autorités indiquent également avoir mobilisé plus de 3.309 milliards de FCFA de ressources internes pour soutenir les politiques de développement.

Sur le plan social, le gouvernement souligne la réouverture de 1.473 établissements scolaires entre 2024 et 2025 ainsi que l’intégration de 1,84 million de personnes vulnérables au Registre social unique. L’accès à l’eau potable s’est également amélioré, avec un taux passé de 72,4 % en 2016 à 78,9 % en 2025.

Le rapport fait aussi état d’une progression du secteur industriel, dont la contribution au produit intérieur brut est passée de 24,4 % à 32,9 %. Le taux de pénétration de l’internet mobile atteint désormais 83 %, selon les chiffres communiqués par les autorités.

Le Burkina Faso a profité de cette tribune pour présenter le Plan RELANCE 2026-2030, appelé à servir de cadre stratégique pour accélérer l’atteinte des Objectifs de développement durable.

Dans son intervention, le ministre Aboubakar Nacanabo a plaidé en faveur d’une réforme des mécanismes internationaux de financement du développement. Il a également appelé à un meilleur accès aux technologies et à des partenariats internationaux fondés sur l’équité et le respect mutuel. Le message porté par le Burkina Faso s’est articulé autour de quatre priorités : le courage face aux crises, la souveraineté dans les politiques publiques, la résilience comme levier de développement et l’espérance pour bâtir l’avenir.