La mairie de Lubumbashi a décidé d’interdire l’accès du centre-ville aux conducteurs de motos et de tricycles. La mesure vise à réorganiser la circulation et à renforcer l’ordre urbain dans cette partie stratégique de la capitale du Haut-Katanga.

Pour faire appliquer la décision, l’autorité urbaine intérimaire, Joyce Tunda Chansa, a effectué une descente sur le terrain le 8 janvier. Elle a parcouru plusieurs artères afin de sensibiliser les conducteurs concernés au respect strict des limites imposées par la mairie.

Ces limites sont désormais clairement définies. Au nord, l’avenue Kambove marque la frontière. Au sud, les avenues Likasi et Sendwe constituent la ligne à ne pas franchir. À l’est, la restriction s’arrête à l’arrêt Grand Bus Tunnel vers la chaussée Félix Tshisekedi. À l’ouest, les avenues Kamanyola et Adoula, ainsi que la chaussée Laurent-Désiré Kabila, délimitent la zone interdite.

Face aux conducteurs, Joyce Tunda Chansa a tenu un discours ferme. Elle a insisté sur la responsabilité individuelle et collective des moto-taximen. Elle les a invités à se surveiller entre eux et à signaler tout contrevenant à la mairie, sans attendre une intervention systématique de la police.

L’autorité municipale a aussi rappelé l’importance du respect des règles d’hygiène, souvent pointées du doigt dans l’exercice de cette activité.

Cette interdiction n’est pas une première à Lubumbashi. À plusieurs reprises, des mesures similaires ont été annoncées, sans réel changement durable sur le terrain. La mairie espère cette fois une meilleure adhésion des conducteurs pour garantir une circulation plus fluide et un centre-ville mieux organisé.