Le président du Ghana, John Mahama, a demandé aux États membres de l’Union africaine de soutenir une résolution visant à reconnaître les injustices historiques liées à la traite transatlantique des esclaves.

Lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba, en marge du 39e sommet de l’UA, il a rappelé que cette reconnaissance officielle ne peut effacer le passé, mais qu’elle souligne que l’esclavage racial et la traite des Africains constituent des crimes graves ayant façonné le monde moderne.

John Mahama a insisté sur le fait que reconnaître ces vérités relève du courage moral et non de la division. Il a souligné que les séquelles de l’esclavage restent visibles aujourd’hui à travers les inégalités, la discrimination raciale et les déséquilibres économiques.

Le président ghanéen a précisé que l’adoption de la résolution serait le début d’un dialogue durable sur la justice réparatrice, impliquant le Ghana, l’ONU, la Commission de l’UA et les États membres intéressés, afin de promouvoir la guérison et la réconciliation.