Les hauts fonctionnaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger examinent à Ouagadougou la feuille de route de l’an II de la Confédération des États du Sahel. Les travaux visent à finaliser un document stratégique qui sera soumis aux ministres des trois piliers de l’organisation.

La réunion se tient les 24 et 25 février sous la présidence de Bassolma Bazié, président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel. Elle réunit des experts des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel afin de préparer la prochaine rencontre ministérielle.

Pendant deux jours, les participants passent en revue les actions proposées. Leur objectif consiste à produire un texte structuré et consensuel. Ce document devra ensuite être examiné, amendé puis adopté par les ministres en charge du développement, de la défense et sécurité ainsi que de la diplomatie.

Cette étape traduit la volonté des États membres de renforcer la planification stratégique commune. Elle vise aussi à améliorer la coordination des politiques confédérales.

Dans son discours d’ouverture, Bassolma Bazié a appelé les experts à privilégier l’intérêt collectif. Il a insisté sur la nécessité de l’unité, du sens du sacrifice et de la concertation pour répondre aux attentes des populations de la confédération.

La rencontre s’inscrit dans la dynamique impulsée par le sommet des chefs d’État tenu à Bamako. À cette occasion, le président du Faso Ibrahim Traoré a été désigné pour présider la Confédération des États du Sahel.

La validation de la feuille de route de l’an II doit marquer le démarrage effectif du mandat burkinabè. Les autorités ambitionnent d’assurer une meilleure cohérence des actions, une hiérarchisation claire des priorités et des résultats visibles pour les populations des pays membres.