L’Assemblée législative de transition (ALT) du Burkina Faso a adopté à l’unanimité, mardi, quatre projets de loi portant ratification de protocoles additionnels au Traité instituant la Confédération des États du Sahel (AES). Une décision qui marque une nouvelle avancée dans le processus d’intégration entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Les textes ont été approuvés par les 59 députés présents. Ils concernent plusieurs domaines stratégiques, notamment la coopération diplomatique, le développement, la défense et la sécurité, ainsi que l’organisation des futures sessions parlementaires confédérales des États membres.

Présentés devant l’hémicycle par la Commission des affaires étrangères, de la défense et de la sécurité, ces projets de loi ont été инициés par le ministère burkinabè des Affaires étrangères. Les protocoles ratifiés avaient été signés en mai 2025 à Bamako.

Selon les autorités, ces instruments juridiques viennent renforcer les trois piliers de la Confédération AES, à savoir la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement. Ils établissent également un cadre formel pour la tenue des rencontres parlementaires communes.

Devant les députés, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a soutenu que cette ratification s’inscrit dans une dynamique de mutualisation des efforts entre les trois États. Il a insisté sur la nécessité d’une concertation permanente autour des questions stratégiques afin de mieux répondre aux défis communs.

Il a également rappelé plusieurs chantiers déjà engagés dans le cadre de la Confédération, notamment la mise en place d’une force unifiée, d’une banque confédérale, ainsi que de médias communs. Les trois pays ont aussi commencé à harmoniser leurs positions sur plusieurs dossiers internationaux.

Les échanges parlementaires ont par ailleurs abordé des sujets tels que le financement de la lutte contre le terrorisme, l’apport des mécanismes traditionnels de résolution des conflits, ainsi que l’évaluation des actions déjà entreprises depuis la création de l’AES.

Créée en 2024 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la Confédération des États du Sahel poursuit son objectif de renforcer l’intégration politique, sécuritaire et économique entre ces trois pays dirigés par des autorités militaires.