Une fouille surprise menée à la maison d’arrêt de Klessoum, à N’Djaména, a permis de découvrir un important lot d’objets interdits, dont des téléphones portables, des armes blanches et des stupéfiants.
L’opération, effectuée à l’aube du 9 octobre par les ministères de la Justice et de la Sécurité publique, visait à mettre fin à la circulation d’articles prohibés dans la prison. Sous la supervision du procureur de la République, Moussa Abdelkerim Saleh, les forces de sécurité ont inspecté chaque cellule avec minutie.
Selon le rapport de la police, la fouille a permis de saisir 300 téléphones portables, 228 armes blanches, 79 cartes SIM, 17 doses de stupéfiants et 5 litres de drogues artisanales. Ces produits, selon les autorités, constituent une menace directe pour la sécurité des détenus et le maintien de l’ordre.
Le procureur, visiblement indigné, a dénoncé une situation « inacceptable » dans un lieu censé être hautement sécurisé. « Il est inadmissible que certains détenus utilisent des téléphones pour escroquer des citoyens depuis leurs cellules », a-t-il déclaré, exhortant les responsables pénitentiaires à redoubler de vigilance.
Moussa Abdelkerim Saleh a également rappelé que la détention d’objets prohibés constitue une infraction grave, avant de féliciter les forces impliquées pour leur professionnalisme et leur engagement dans la sécurisation du milieu carcéral.


